Seule avec sa voix, sa guitare et son gusli, sorte de cithare slave, Elena Frolova réveille l'âme d'une poétesse au destin tragique. Adulée en Russie, Marina Tsvetaeva fut qualifiée de plus grand poète du XXe siècle par le prix Nobel de littérature Joseph Brodsky. La chanteuse réanime les vers de son aînée, trouvant pour chaque poème une mélodie qui, bien sûr, sied à sa voix, mais exalte aussi l'essence poétique originelle.
Plus qu'une rencontre de deux talents séparés par des décennies, il faut parler d’une fusion de sensibilités. L’interprétation moderne et respectueuse d’Elena Frolova fait ressortir l’aspect intemporel de la science des mots de Marina Tsvetaeva. Qu’on prenne ou non la peine de lire les traductions offertes dans le livret, sa poésie va droit au cœur.